Feu sur le breakfast!

L’esprit des villes collection

Sorti le 22 septembre en librairie

 


Gilles Fumey

Feu sur le breakfast !

Et si le petit-déjeuner n’était pas nécessaire ? Presque partout sur la planète, il est promu comme le principal repas de la journée, mais absent en Italie où l’on ne suit pas les conseils des nutritionnistes. Que dit la géographie culturelle ? Que ce repas matinal en Europe et dans le monde résulte grandement de l’urbanisation des sociétés contemporaines !

Autrefois, l’on ne mangeait rien en se levant, mais seulement après plusieurs heures d’activité, le paysan cassait la croûte, le maçon et le mineur prenaient un en-cas arrosé d’un verre de vin ou d’une soupe, tout comme le bourgeois. Les plus raffinés buvaient une tasse de ces nouveaux breuvages (le café, le thé, le chocolat) recommandés par la médecine et confortés par la mode. L’école va diffuser, tardivement, la nouvelle rythmique alimentaire en quatre temps, alors nommés : le déjeuner, le dîner, le goûter et le souper, à laquelle toute la société va adhérer. « Déjeuner » signifie « rompre le jeûne » (en anglais breakfast), et « dîner », « manger à dix heures ». Toute collation appartient à une culture donnée et dispose de son rituel, avec ses horaires qui évoluent au fur et à mesure des siècles et des pays. Les Athéniens se contentaient d’un morceau de pain trempé dans un verre de vin pur, pris debout à peine réveillé, tout comme les Romains avec le jentaculum… La pureté du vin était indispensable pour garantir une bonne journée ! Dorénavant, l’on ingurgite des produits aux origines inconnues, au kilométrage extravagant, à la saisonnalité détraquée…

La géographie culturelle de ce repas matinal en Europe éclaire d’un jour nouveau le petit-
déjeuner qui n’est peut-être pas aussi essentiel qu’on le dit. Les médecins signalent, en effet, l’existence d’un pic de cortisol le matin au lever, qui prépare nos corps aux tâches de la journée et qui se produit sans que nous ayons besoin de manger. Contrairement aux Allemands et aux Français, qui petit-
déjeunent avec application et conviction, les Italiens aujourd’hui, comme tous les humains hier avant cette « invention » urbaine, nous mettent devant une réalité pas très orthodoxe : non, le petit-déjeuner n’est pas forcément nécessaire pour tout le monde ! Pire, il s’avère être une catastrophe sanitaire pour certains qui souscrivent le matin à cette injonction.
Et si cet ouvrage était un apport décisif de la géographie culturelle à ce qui pourrait bien être une hérésie alimentaire ?


Extraits de l’ouvrage

 


Gilles Fumey présente son livre

 


Revue de presse

Gilles Fumey est l’invité de Caroline Broué dans son émission  » Les Bonnes choses », le dimanche 1er novembre à 12h, sur le sujet « Breakfast in America » pour parler de son livre Feu sur le breakfast!. Le podcast est à retrouver ici

Gilles Fumey est l’invité de Dominique Rousset dans son émission « Nos géographies », sur le thème de « Planète alimentation: traditions et désordres », le 15 octobre 2020, à écouter en podcast ici

 

 

Le magazine de l’alimentation a publié le 19 août 2020, un article pour présenter le livre de Gilles Fumey qui questionne l’utilité du petit-déjeuner, à retrouver ici

Le magazine des idées Caoua consacre un article au livre de Gilles Fumey mettant en avant la prise de position de l’auteur autour des petits-déjeuners voulus « obligatoires » dans les écoles primaires. A retrouver ici

 

L’Expresso du magazine Le Café pédagogique publie une longue interview de Gilles Fumey sur sa vision du petit-déjeuner et le pourquoi de ce livre original, à retrouver ici.

 

 

Qu’avez-vous mangé ce matin ? Vos enfants sont-ils à l’école le ventre vide ? Les céréales sont-elles de la malbouffe ? Le jus d’orange est-il une bonne idée ? Rien ne vaut la géographie pour penser nos séquences du matin. L’article est à retrouver ici.

 

La radio suisse RTS a réalisé une émission de 8 minutes sur le livre de Gilles Fumey qui résume parfaitement l’ouvrage. Le podcast est à retrouver ici.

 

 


Service de presse

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